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 1975

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En analysant les résultats de 1974, une évidence s'impose : ma voiture n'est plus vraiment compétitive. Une groupe 4 n'étant pas tout à fait dans mes moyens, je rachète une groupe 3, en fait une berlinette 1600SC de série que je fais un peu préparer. Le principal intéret de cette voiture réside dans son train arrière, beaucoup plus précis que sur les modèles précédants. Son principal inconvénient, c'est son poids : 150 kg de plus !

Elle n'est donc pas vraiment taillée pour la course de côte, mais en rallyes, ça devrait marcher.

Rallye des Vosges : tempête de neige au moment du départ.

Nous sommes presque tous en pneus pluie et j'ai l'immense privilège de doubler la Stratos de Bernard Darniche, futur vainqueur, à la vitesse terrifiante de 35 km/h, mon capot arrière lesté de 2 spectateurs sympathiques, qui me remettent sur la route lorsque c'est nécessaire et font le lest (pour la motricité) dans les lignes droites. La nuit se termine à l'hôtel, car il me paraît évident que je n'arriverais pas à boucler un tour normal avec les pneus dont je dispose. C'est vraiment désolant, parce que j'aime ces conditions difficiles, et la voiture aussi.

Au rallye de Lorraine, la prise en mains de la voiture n'est pas facile, car André n'est pas vraiment en confiance. Petit à petit, nous remontons au classement, et dans le 3 derniers chronos, nous résussissons enfin à entrer dans le top 5 du scratch. Nous terminons 4è du groupe, derrière 2 Porsche et la très performante A110 d'Albert Lavaux.

La "Châtaigne" avec Antoinette

Au rallye de la Châtaigne, j'ai une nouvelle coéquipère. Dans la soirée, il y a ce fameux long chrono qui passe par le Mont Beuvray. Juste derrière moi, il y a Jean-Louis Clarr et sa grosse groupe 2. Peu avant cette route minuscule, il y a 2 enchaînements de courbes très rapides qui se ressemblent, le premier étant noté "ferme 130" et le second "à fond absolu". A l'entrée de la première courbe, Antoinette m'annonce "à fond"… Le temps de demander confirmation et nous faisons un tête à queue en 5è. On éteint tout, on remet le moteur en marche, puis on se remet dans le bon sens. Je surveille le rétro, car je n'ai pas envie de me faire doubler dans le brouillard sur une route qui n'est guère plus large que la voiture. Finalement je ralentis un peu, ce qui permet à mon pouls de reprendre un rythme à peu près normal et à Jean-Louis de passer comme un bolide. Après la bosse du sommet, les feux de l'Opel disparaissent subitement, j'ai beau chercher partout, il s'est volatilisé. Je ne le reverrai qu'à l'arrivée, sans comprendre comment on peut se frayer un chemin à une telle vitesse dans un endroit pareil avec un brouillard à couper à la tronçonneuse.

Après ces débuts un peu périlleux, nous terminons plutôt bien, 7è au scratch et ...2è de la classe malgré la pirouette à grande vitesse et les 4 pneus "applatis". Cette année 75 confirme ce que je pensais de cette voiture : elle a des freins et tient la route.

Bilan : 2 victoires et 7 secondes places sur 9 participations.

 

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