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-> REVENIR EN 77

 

La Kadett, après une saison de bons et loyaux services a été réparée intégralement puis revendue. Du coup, l'année 78 a été plutôt calme, jusqu'à l'automne, quand j'ai racheté une voiture. André, mon navigateur des débuts, m'a conseillé une GT/E préparée, réputée "très solide". Fin novembre, il y a un rallye très sympa dans le Haut-Jura. Marie-Hélène Grebmayer qui m'avait navigué lors de l'une ou l'autre épreuve régionale m'accompagne dans ces conditions dantesques : tempête de neige et route blanche sur les sommets, route mouillée dans les vallées, verglas entre les 2. Au début, nous sommes en pneus "mixtes" sur le verglas... aïe- aïe. Plus tard, avec de vieux pneus rechappés qui frottent dans les ailes, nous gagnons notre groupe en faisant 7è au scratch. Les "locaux", eux, changeaient de roues à chaque "spéciale"...

L'exploit du jour,ou plutôt de la nuit, c'est Christian et Antoinette qui le réalisent en nous suivant presque partout avec la petite voiture d'assistance surchargée de matériel.

 

photo : Callet

Grosse tristesse, Marie-Hélène est partie ... Bruce, si tu lis ces lignes, passe-moi un coup de fil, s'il te plait.

Bilan : 2 victoires sur 3 participations (1 abandon, suspensions détruites et stock d'amortisseurs épuisé)

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Cela ne se voit pas trop sur la photo, mais j'ai un nouveau sponsor : Diadermine.

Dès la première épreuve, un rallye sur terre du côté de Nancy, la GT/E se révèle conforme à ce que j'en sais : très fragile. Comme nous avons perdu 3 minutes à "bricoler" la pompe à essence dans le premier chrono, je laisse Patrick profiter du spectacle et nous roulons comme à nos début : à vue. Finalement, contrairement à toute attente, le résultat n'a pas été trop mauvais, assez loin des meilleurs, mais nous avons même réussi quelques bons chronos.

Quelques semaines plus tard, on a démonté l'injection qui était un peu capricieuse pour la remplacer par de bons vieux carbus. Cette modification fait passer la voiture en groupe 2, mais ça n'a pas trop d'importance à mes yeux. Au rallye des Vosges, pour la première fois, Robert Wrege me navigue. Il y a beaucoup de descentes rapides et une tempête de neige sur les sommets. Tout le monde est en pneus pluie sur la glisse (c'est le mot qui convient !). Dans ces conditions, pas de problème : c'est pour nous, 1er de notre groupe, 5è au scratch d'un rallye remporté pour la première fois par Pierre Meny sur sa nouvelle A310 V6.

Anecdote se déroulant dans la descente du col du Kreutzweg vers Breitenbach : au début de la descente, dans une épingle droite, le moteur s'arrête et une odeur suspecte envahit l'habitacle. On coupe le circuit électrique et on fait toute la descente sans moteur. Heureusement, notre assistance nous attend juste après le point stop. Très surpris de nous entendre arriver dans un silence total, à part les pneus et les freins qui fumaient un peu. La panne est détectée et réparée très vite. Nous n'avons perdu qu'une grosse minute dans l'affaire et ça ne nous empêchera pas de réaliser un résultat correct.

"Echappement"

(Je me suis fait un peu allumer par A. Conrath, tombé dans le fossé juste après avoir pris la photo...)

A la fin du rallye, on pouvait intervenir sur le pont arrière juste en ouvrant le coffre... la voiture se séparait en 2 par le milieu! La barre transversale de guidage du train arrière faisait un angle de 15°. Heureusement que c'était une coque renforcée, sans quoi, on se serait retrouvés assis par terre. Comme je commence à la trouver vraiment trop fragile, je ne m'en servirais plus qu'en rallyes régionaux où elle est imbattable dans son groupe et comme "mulet".

Mon frère Christian, qui me fait l'assistance depuis longtemps, s'installe dans le baquet de droite à l'occasion du "Rallye Plaines et Cimes". Pour un premier essai, nous gagnons le groupe, terminant 2è au scratch après avoir consommé 80 litres d'essence, 5 litres d'huile (2-temps?), 8 litres d'eau minérale, 3 kg de sandwiches : 2,5kg pour Christian et 500g pour moi..

Pour le rallye du Rhin, qui va bientôt devenir le "Vosges-Alsace" du championnat de France, le préparateur de mes moteurs depuis 2 ans, Pierre Waldvogel, me prête une vraie "groupe 2". La première spéciale est en descente et malgré des "ratatouilles" dues à un réservoir qui déjauge, on fait le 2è temps "scratch" , juste derrière mon pote Jan-Hug Hazard sur sa belle Porsche bleue. En montées, ça va un peu moins vite, mais nous sommes tout de même dans le peloton de tête du scratch. Comptant sur la tombée de la nuit pour frapper un "grand coup", on attaque cette fameuse descente comme jamais. Sur un gros freinage, un pneu déchappe et nous "plantons" complètement la voiture dans un talus : très grosse frayeur rétrospective. Jamais je n'ai entendu quelqu'un pousser autant de jurons que Robert, ce soir-là. Comme Jan-Hug, en tête du rallye, tombe en panne à quelques centaines de mètres de là, nous passons le reste de la nuit à suivre le rallye de bistrot en bistrot, Jan-Hug, Patrick, qui le navigait, Robert et moi.

Pour terminer la saison sur une note plus optimiste, Pierre Waldvogel reconstruit une GT/E avec les éléments de 2 voitures : caisse de l'une, mécanique de l'autre. Il me la propose pour la dernière épreuve régionale de la saison. Robert, mon navigateur du Rhin a été psychologiquement secoué par nos acrobaties. Du coup, c'est Antoinette qui s'y colle. Malgré quelques rencontres inattendues, dont un bucheron fou en Haute-Saône qui nous plante une cognée dans la portière gauche (porte détruite, plus de vitre latérale, il a failli me découper la clavicule…), on gagne le groupe, loupant le scratch de quelques secondes.

Bilan : 3 victoires, 1 troisième place sur 5 participations (1 abandon, sortie de route).

ON CONTINUE ?

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